PhD Anne-Laure Cavin
Dans des systèmes de santé surchargés, il est nécessaire de pouvoir continuer à prendre en charge rapidement des enfants incapables de boire et atteints d’hypoglycémie. Ceci peut se faire sans matériel sophistiqué, de manière rapide, non invasive et donc sans risque d’infection.
En 2007 au Mali, une étude clinique pilote menée chez des enfants atteints de paludisme (malaria) et en hypoglycémie avait montré qu’il n'y avait pas de différence significative entre le sucre placé sous la langue (SLS) et le traitement standard de perfusion intraveineuse de solution de glucose (IV) : 71 % et 67 % des patients, respectivement, avaient atteint une glycémie normale (≥ 60 mg/dl) en 40min. (Graz et al., 2008).
Dans le présent travail, une étude clinique de non infériorité a été menée avec 140 enfants de moins de cinq ans souffrant d'hypoglycémie (< 54 mg/dl) et atteints de malnutrition aiguë sévère (i.e. si affaiblis qu’ils n’arrivent pas à manger ni à boire) admis dans 5 hôpitaux et 1 centre de santé de la région d'Amhara - Ethiopie.
Cavin Anne-Laure, PharmD, PhD, Research fellow, Association Santé Communautaire-Genève Santé
Autre personne impliquée: Bertrand Graz